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Transparency

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    Transparency International est une ONGI d'origine allemande ayant pour principale vocation la lutte contre la corruption des gouvernements et institutions gouvernementales mondiaux. Wikipédia
    Création : 4 mai 1993

Sagesse orientale

Pour chanter, l'oiseau se passe des barreaux et des grillages; régler sa conduite sur une éthique, c'est s'y enfermer comme l'oiseau dans une cage. "Le Prophète", Khalil Gibran

La pensée est un oiseau dans l'espace; dans une cage de mots, il peut ouvrir ses ailes mais ne peut voler. "Le Prophète", Khalil Gibran

La raison seule est force qui brise tout élan; mais une passion livrée à elle-même est flamme qui se consume jusqu'à cendres. "Le Prophète", Khalil Gibran

Ouvre l'œil et regarde, tu verras ton visage dans tous les visages. Tends l'oreille et écoute, tu entendras ta propre voix dans toutes les voix. "Le sable et l'écume", Khalil Gibran
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Question:"Soleil Vert": est-ce excellente traduction de l'original "Soylent Green" http://www.imdb.com/title/tt0070723/?

D'abord : la perception colorée du soleil peut varier sans que cela soit un mal. Au couchant par exemple, il peut être orangé, tendant vers le rouge.


De fait l'utilisation abusive des insecticides et autres pesticides en agriculture a pour effet pervers d'éliminer des espèces commensales utiles depuis l'aube de l'humanité : notamment les oiseaux (insectivores)

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dimanche 15 octobre 2017

Automobile : l'électrification à marche forcée

"Le Point" Automobile

La Chine prépare l'électrification à marche forcée
de 
son parc automobile

*   *   *

C'est à qui sera le plus vert. Après la France et le Royaume-Uni, qui ont récemment dévoilé leur intention d'interdire la vente des voitures diesel ou essence sur leurs marchés d'ici à 2040, c'est au tour de la Chine d'annoncer qu'elle a commandé des «  études  » sur le sujet aux ministères de l'Industrie et des Technologies de l'information afin «  d'établir un calendrier en lien avec les administrations concernées  », a indiqué ce week-end le vice-ministre de l'Industrie Xin Guobin. Sont essentiellement concernées les voitures à essence, le diesel restant confidentiel en Chine.

28 millions de voitures neuves, dont seulement 507 000 hybrides et électriques

«  Les constructeurs devront, conformément aux exigences, améliorer le niveau d'économies d'énergie des voitures traditionnelles et développer vigoureusement les véhicules à énergies propres  », a martelé M. Xin lors d'un discours à Tianjin (Est) rapporté par les médias d'État. Quel que soit le calendrier envisagé, le défi s'annonce herculéen : 28 millions de véhicules – dont 24,4 millions de voitures individuelles – ont été vendus l'an dernier en Chine (+ 14 % sur un an). Sur ce total, seuls 507 000 véhicules «  à énergie nouvelle  » (électriques et hybrides) ont été écoulés – ce qui reste une goutte d'eau, en dépit d'un bond de 53 %, encouragé par des primes gouvernementales et des facilités d'immatriculation.
«  La Chine est déjà engagée dans des politiques favorisant les véhicules propres  », observe Cui Dongshu, secrétaire général de l'influente Association chinoise des voitures individuelles. Mais, pour lui, «  c'est un processus de long cours. Il sera difficile d'arrêter la production de véhicules traditionnels à carburant sur les deux prochaines décennies  », et même après 2040, la tâche s'annonce particulièrement ardue sur les véhicules commerciaux et camions, indique-t-il à l'AFP. Même fort vagues, les annonces du vice-ministre Xin ont contribué à faire bondir le titre de BYD, constructeur chinois spécialiste de l'auto électrique, à la Bourse de Hong Kong, où il grimpait de 6 % environ lundi après-midi.

Contraindre les constructeurs plutôt qu'inciter les clients

Soucieuse de lutter contre l'âcre pollution atmosphérique, la Chine avait mis en place de séduisantes primes subventionnant les achats de véhicules verts. Mais le régime communiste a entrepris de sabrer les incitations pour les consommateurs et veut désormais forcer la main aux constructeurs : il a introduit en juin un projet de règlement pour leur imposer dès 2018 un quota de «  voitures propres  ». Dans ce système complexe, chaque véhicule vendu représenterait un certain nombre de crédits, plus généreux pour les voitures électriques. Avec pour obligation pour un constructeur d'accumuler dès l'an prochain au moins 8 % de crédits «  véhicules verts  » sur le total de ses ventes. La politique entrera en application «  dans le futur proche  », a confirmé M. Xin.

Renault en pointe sur le sujet

Une équation compliquée pour certains constructeurs, à l'instar de l'allemand Volkswagen (4 millions de véhicules vendus en Chine l'an dernier). Il a conclu une coentreprise pour rattraper son retard et vise «  400 000 ventes de véhicules hybrides et électriques d'ici 2020  ». «  La version finale [pour le quota] n'est pas encore publiée, mais nous travaillerons dur pour le respecter. Ce n'est pas facile, on est déjà en septembre  », a déclaré à l'AFP Christoph Ludewig, porte-parole de Volkswagen en Chine, faisant état d'«  efforts colossaux  » de l'entreprise.
L'américain Ford commercialisera début 2018 en Chine son premier véhicule hybride, et 70 % de ses modèles y seront disponibles avec l'électrification en option d'ici 2025. Son compatriote GM, lui, veut lancer au moins dix véhicules propres d'ici 2020. Quant au français Renault, dernier venu, il s'est adapté d'emblée aux nouvelles priorités de Pékin, et la perspective d'un quota ne l'effraie nullement : «  On sait faire, nous avons déjà une technologie avancée  », faisait valoir lundi Florence de Goldfiem, sa responsable de la communication en Chine. Le groupe produira bientôt à Wuhan (Centre) une berline électrique inspirée de sa Fluence Z.E et il a créé fin août une nouvelle coentreprise avec son partenaire local Dongfeng, dédiée au développement de modèles électriques selon les normes chinoises. De l'avis de Cui Dongshu, «  les constructeurs étrangers ont accumulé beaucoup de savoir-faire  ». Aiguillonnés par Pékin, «  ils resteront la principale force du marché  ».
http://www.lepoint.fr/automobile/la-chine-prepare-l-electrification-a-marche-forcee-de-son-parc-automobile-11-09-2017-2155979_646.php

vendredi 3 mars 2017

Bombes climatiques sur la Maison

Bombes climatiques

sur la Maison
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"Et si l'on vous disait.?", discours-type d'un journalisme offensif, compétitif et dit "durable" -- dans "l'air du temps".?, c'est-à-dire du côté des "gagneurs" plutôt que des "déplorables", ce dernier terme étant repris au vocabulaire de Hillary Clinton pour stigmatiser ses adversaires politiques : cela précisément suscita une réaction paradoxale, un regain en leur faveur, et fit pencher la balance à leur profit aux derniers moments de l'élection présidentielle..!

Pour autant, en matière d'environnement (assez loin de ladite "politique politicienne") les faits sont là "plus forts que Lord-Maire":


E-RSE

La plateforme de l’engagement Responsabilité Sociale d'Entreprise et développement durable

 En matière de changement climatique, on entend presque systématiquement parler de CO2. La raison est simple : le CO2 est l’un des gaz à effet de serre les plus abondants dans notre atmosphère et c’est aussi celui que nous émettons le plus à cause de notre consommation d’énergie fossile. En grande partie, ce gaz est responsable des dérèglements climatiques que vit notre planète.

Mais ce gaz polluant n’est pas le seul qui pose problème : le méthane par exemple, est aussi coupable.

Ce gaz de la famille des alcanes peut-être utilisé comme combustible pour le chauffage ou pour produire de l’électricité. Il est d’ailleurs le composé le plus important du gaz naturel (3ème source d’énergie la plus utilisée dans le monde). Mais surtout, le méthane est un gaz à effet de serre très puissant. Pendant longtemps son influence sur le climat a été sous estimée car c’est un gaz qui a une durée de vie assez courte dans l’atmosphère : au bout d’une dizaine d’années il finit par se décomposer. Mais depuis une dizaine d’années, on commence à mieux connaître le méthane, et une chose est claire : on a largement sous estimé les risques que représente ce gaz pour le climat.
Selon le 5ème rapport du GIEC sur le climat, le méthane a un pouvoir de réchauffement global 28 fois supérieur à celui du CO2. Autrement dit, 1 g de méthane bloque 28 fois plus de rayonnements solaires dans l’atmosphère… et donc contribue à réchauffer le climat 28 fois plus fortement ! Malgré sa faible durée de vie, le méthane pourrait donc avoir des conséquences très fortes sur le climat. Encore plus inquiétant : des quantités gigantesques de méthane jusque là stockées dans les sols pourraient bientôt être relâchées dans l’atmosphère à cause de la montée des températures… Et cela pourrait avoir des conséquences dramatiques. Explications.

Le pergélisol : des réserves naturelles de méthane… sur le point d’exploser ?

Sur la planète, de grandes quantités de méthane sont stockées et emprisonnées un peu partout. Dans le sol par exemple, on trouve du méthane sous forme de “gaz naturel”, notamment dans les zones géologiques où se forment le pétrole et les hydrocarbures. Dans les zones charbonneuses on trouve aussi du méthane prisonnier des couches géologiques : ce sont les gaz de schistes ou les gaz de couche. Mais une bonne partie du méthane présent sur la terre est également stocké près de la surface des sols ou au fond des océans. Le problème c’est que ces réserves (les réserves océaniques, et celles situées près de la surface) pourraient dans les années à venir relâcher le méthane qu’elles contiennent…
C’est notamment le cas des pergélisols arctiques ou sibériens. Dans ces zones très froides, on a pu mesurer des quantités importantes de méthane stockées dans les couches affleurantes du sol qui sont en permanence gelées. Le froid a en effet pour effet de stabiliser le méthane et de limiter sa volatilité. Mais depuis que les températures moyennes sur la Terre augmentent, ces sols ont tendance à se réchauffer. La conséquence de ce dégel est que le méthane qui était stabilisé dans les sols congelés s’échappe. On appelle ce phénomène le relarguage du méthane du pergélisol. Une étude menée par l’Université d’Alaska Fairbanks et publiée dans la revue Nature Geosciences estime ainsi que depuis 60 ans, ce sont entre 200 millions et 2.5 milliards de tonnes de méthane qui se sont échappées des sols gelés de la région pan-arctique. Cela représente l’équivalent de 70 milliards de tonnes de CO2, soit autant que ce qui est émis par toute l’humanité en 2 années entière. Mais avec l’augmentation des températures, le rythme de la fonte (et donc du relarguage du méthane) devrait s’accentuer : les modèles de prévision tablent à l’heure actuelle sur un rythme 100 à 900 fois plus rapide de la fonte du pergélisol dans les 100 prochaines années.
D’autre part, la fonte des sols gelés a des conséquences qui pourraient rapidement ressembler à un vrai cercle vicieux. Une grande partie du méthane émis chaque année sur la planète provient de sources dites “biogéniques”, c’est à dire qu’elles sont la conséquence de processus naturels. Par exemple, les zones humides produisent énormément de méthane notamment parce que la biomasse y entre en décomposition en présence de taux importants d’humidité. C’est ce qui se passe dans les rizières inondées par exemple, et qui en font aujourd’hui l’une des plus grandes sources d’émissions de méthane de l’agriculture, juste devant l’élevage. Or dans les pergélisol, à mesure que la glace fond, les zones deviennent de plus en plus humides. Lorsque ce phénomène a lieu dans des zones végétalisées comme la toundra, cela participe à créer le même phénomène de décomposition végétale qui à son tour va relarguer du méthane. Et à son tour, ce méthane va contribuer à réchauffer l’atmosphère et donc à accentuer la fonte des sols.
A partir d’un certain seuil (qu’on appelle le point de bascule) ce phénomène pourrait s’auto-alimenter tout seul. Cela signifie que si les températures continuent à augmenter, il est possible qu’à un moment, même si nous arrêtions toutes nos émissions de CO2, la fonte des pergélisols continue à alimenter le réchauffement en libérant du méthane… et que rien ne puisse plus l’empêcher. Sachant qu’on estime à plus de 1 400 milliards de tonnes les quantités de méthane stockées dans l’Arctique, et qu’un dégazage brutal de 50 milliards de tonnes est considéré comme probable par les scientifiques… cela laisse envisager le pire.

L’hypothèse du fusil à clathrates ou la "bombe" des hydrates de méthane marins

En plus des sols, une partie du méthane de la planète est actuellement stocké au niveau des planchers sous-marins, sous forme de “glaces”. C’est ce que l’on appelle les hydrates de méthane ou plus largement les clathrates. De la même façon que pour les pergélisols, il est possible que ces réserves finissent par se libérer à cause de l’augmentation des températures. Autrement dit, si l’océan se réchauffe trop, il larguera lui aussi des quantités importantes de méthane.
Il n’est pas certain que ce méthane puisse réellement rejoindre l’atmosphère (il pourrait se dissoudre dans l’eau ou être détruit par des bactéries océaniques), mais s’il y parvient, il participera lui aussi au cercle vicieux du réchauffement. Et même si ce gaz ne parvient pas à la surface, il devrait logiquement contribuer à une acidification importante des océans… ce qui est aussi un facteur aggravant du réchauffement climatique dans la mesure où cela contribue à détruire le phytoplancton qui absorbe la majorité du CO2 sur Terre. (voir notre article : Les conséquences du réchauffement climatique sur l’océan).
Là encore, quand le point de bascule sera atteint et que ce méthane commencera à se diffuser, il sera probablement difficile de revenir en arrière à cause des effets de boucle de rétroaction que cela engendrera. C’est d’ailleurs pour cela que cette hypothèse s’appelle “l’hypothèse du fusil” : une fois que le coup est parti, il est impossible de revenir en arrière.

Le méthane : un ennemi plus grand que le CO2 pour le changement climatique ?

À la lumière de ces chiffres, il est certain que le méthane fait peser un risque énorme sur l’équilibre de nos systèmes climatiques. Certains voient donc dans le méthane la “priorité oubliée de la lutte contre le réchauffement climatique”, arguant qu’il vaudrait mieux mettre notre énergie à réduire nos émissions de méthane. En effet, le méthane ayant un pouvoir de réchauffement plus important que le CO2, réduire nos émissions de méthane aurait un effet immédiat plus fort sur la lutte contre le réchauffement climatique. Et il semble aujourd’hui plus simple de limiter nos émissions de méthane que nos émissions de CO2 : il suffit pour cela de réduire notre consommation de riz et de viande, alors que le CO2 touche quant lui à des besoins structurels comme le transport et l’énergie.
Néanmoins, il faut garder à l’esprit qu’à l’heure actuelle près de 75% du réchauffement climatique est attribuable au CO2 seul. Le méthane quand à lui représenterait environ 15% seulement du réchauffement actuel. Globalement, dans la lutte contre le réchauffement climatique, nos émissions actuelles de méthane posent donc moins problème que nos émissions de CO2.
Reste que jusqu’à maintenant, les risques posés par le méthane sur notre climat ont été sous-estimés et qu’il convient de prendre rapidement des mesures afin que cette fameuse “bombe méthane” dont parlent les scientifiques ne se déclenche, emportant avec elle tous les espoirs de la COP21, "maintenir le réchauffement sous la barre des 2 degrés".
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jeudi 2 mars 2017

Cocktail de 38 produits, chaque jour ?

Cocktail de 38 produits, chaque jour ?

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On n'est pas des pigeons a analysé le menu d'un enfant. Le constat est édifiant. 38 traces de pesticides se retrouvent dans son assiette tout au long de la journée. Au total, on dénombre 24 substances actives dont certaines dangereuses pour la santé. Si les limites maximales autorisées ne sont jamais dépassées, un tel cocktail pose question.

C'est une enquête d'envergure. Pour la mener à bien, l'émission de consommation a collaboré avec Magali Jacobs, nutritionniste à l'Institut Paul Lambin et le Professeur Bruno Schiffers, responsable du laboratoire de Phytopharmacie à Gembloux Agro-Bio Tech - ULg. Ils ont élaboré ensemble un menu crédible pour un enfant de huit ans. "Je suis partie pour ce travail des résultats de l'enquête de consommation alimentaire qui a été réalisée en Belgique en 2014. Ce n'est pas une alimentation idéale mais ça représentait ce que les petits garçons de huit ans mangent vraiment en Belgique", nous explique la nutritionniste. Le Professeur Schiffers a quant à lui adapté ce menu en privilégiant certains aliments courants où les risques de contamination étaient probables.
Voici le menu:
  1. Déjeuner : 150 ml de lait demi-écrémé, 50g de crunchy-muesli aux fruits secs, 1 verre de jus d’orange frais pressé (200ml)
  2. Collation 10h : 1 biscuit fourré au chocolat (20g), raisins frais, rouges ou blancs (120g environ)
  3. Dîner : 2 grandes tranches de pain complet (70g), salade de thon (15g de thon - 20g de mayonnaise), quelques tomates cerise (50g), 1 petite pomme (125g), 1 verre d'eau (200ml)
  4. Goûter : 150 ml lait demi-écrémé, 10g de Nesquick, 1 pistolet gris (50g), 25g de pâte à tartiner, 1 verre d'eau (200ml)
  5. Repas du soir: 100g de pommes de terre, une portion de salade de laitue à la vinaigrette (80g de laitue, 4g d'huile d'olive pour la vinaigrette), 100g de steak de boeuf (+4g de matière grasse de cuisson), 1 verre d'eau (200ml), 20g de cookies.
20 résidus avant la pause de midi
Tous ces aliments ont été achetés en grande surface et portés chez Primoris à Gand. Ce laboratoire est accrédité pour analyser plus de 500 pesticides. Les résultats sont sans équivoque. Dans chaque plat, il y en a. "Quand on fait le total, j'ai dénombré pas moins de 38 traces différentes. Avant la pause de midi, les enfants ont déjà absorbé 20 résidus", confirme le Professeur Bruno Schiffers.
Le déjeuner est le plat où l'on retrouve le plus de traces. Onze au total. Six dans le jus d'orange pressé (fludioxonil, acetamiprid, imazalil, propiconazole, tébufenpyrad, thiabendazole) et cinq dans le Crunchy-Muesly (cyprodinyl, ndoxacarb, iprodione, metalaxyl and metalaxyl-M, pyriméthanil). La collation de 10h n'est pas en reste. Dans les raisins, les analyses révèlent la présence d'azoxystrobine, de boscalid, de fenhexamid, de fluopyram, d'iprodione, de pyriméthanil et de spinosad. Le biscuit fourré chocolat contient également du chlorpyriphos-méthyl et du pipéronyl-butoxyde.
La suite de la journée n'est pas meilleure :
Dîner : pain complet (deltamethrin et pipéronyl-butoxyde), thon en boîte (arsenic, cadmium et mercure), pomme (captan, boscalid, pyraclostrobine).
Goûter : pistolet gris (deltamethrin et pipéronyl-butoxyde)
Souper : pommes de terre (chlorpropham et propamocarb), salade (tolclofos-méthyl, boscalid, iprodione, metalaxyl, propamocarb, pyraclostrobine), tomates (azoxystrobine, cyprodinyl, propamocarb).
Perturbateurs endocriniens
Un tel cocktail de substances laisse perplexe. "L'intoxication chronique par la multiplication des traces, par les interactions éventuelles entre elles, c'est quand même un sujet qui reste préoccupant. Certains pesticides sont des perturbateurs endocriniens. C'est à dire des produits qui agissent sur notre métabolisme de base, sur le système hormonal. Évidemment chez les enfants, perturber le système hormonal en pleine croissance au moment de la maturation des organes sexuels, ça a des conséquences non négligeables", alerte le Professeur Bruno Schiffers.
Impact sur le développement des enfants
Au total, nous avons retrouvé dans le menu 24 substances actives dont cinq ont des effets cancérogènes possibles (captane, chorpropham, fluopyram, iprodione et propiconazole). Deux pesticides ont un impact sur le développement des enfants : azoxystrobine (effet sur le squelette des petits) et fenhexamid (retard dans le développement du fœtus). Quatre pesticides sont des neurotoxiques reconnus (acetamiprid, chlorpyrifos, deltamethrine, indoxacarbe) et trois autres sont des perturbateurs endocriniens suspectés (deltamethrine, propamocarbe et propiconazole).
   il n'y a pas de risque d'intoxication
Malgré ces nombreuses traces de pesticides voire de métaux lourds (thon en boîte), les limites maximales autorisées ne sont pas dépassées : "Honnêtement, il n'y a pas de risque d'intoxication directe. On arrive au total à 1,5 mg de substances qui sont ingérées sur la journée. Ce n'est pas grand chose", tempère le Professeur.

Mais
la science n'a pas encore démontré les effets sur le long terme d'une exposition quotidienne à des doses réglementaires. Le sujet est encore largement débattu et la recherche est balbutiante. Le plus surprenant dans cette expérience, c'est finalement que la présence de poison même à des doses infimes soit autorisée par le législateur dans l'alimentation des enfants. 







samedi 17 décembre 2016

Du patriarcat aux masculinités plurielles

Du patriarcat aux masculinités plurielles

Après Olympe de Gouges et Simone de Beauvoir, 

les rapports sociaux de sexe

*   *   *

Sociétés en mouvement, sociologie en changement




Décentrer le regard

Des Men’s Studies aux Masculinity Studies : du patriarcat à la pluralité des masculinités


Jean-Yves Le Talec


Index | Plan | Texte | Bibliographie | Notes | Citation | Auteur

Résumé

Parce qu’elles ont mis en évidence le biais androcentrique des sciences sociales au début des années 1970, les féministes académiques ont revendiqué d’étudier les hommes en tant que catégorie sociale de sexe, et non plus en tant que cas général du social. En conséquence, selon la théorie matérialiste, les pratiques sociales des hommes devraient toujours être analysées dans le cadre des rapports sociaux de sexe et du patriarcat. Par la suite, Raewyn Connell et d’autres spécialistes anglophones ont proposé le concept de masculinité afin de comprendre les rapports de pouvoir entre différents groupes d’hommes, en référence aux rapports de genre et à la masculinité hégémonique, censée assurer la domination des hommes sur les femmes. En dépit de quelques différences, ces deux approches ont beaucoup en commun et permettent de nos jours d’étudier les masculinités dans un monde globalisé, qu’elles soient banales ou remarquables, qu’elles s’opposent ou non au féminisme et au changement social.

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